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Pixel & Béchamel

mains travaillant la farine

L’éthique en photographie culinaire

 

Mains travaillant la farine

 

Une légende urbaine circule sur le métier de photographe culinaire : les aliments photographiés seraient laqués, trafiqués, maquillés, déformés, grimés, déguisés, autrement dit non réalistes et impropres à la consommation. Il est temps pour le studio Pixel et Béchamel de mettre à terre ce préjugé.

 

Laissez-nous vous expliquer ce que nous photographions, comment nous préparons les produits et l’éthique que nous nous imposons.

 

Les sujets de nos photos peuvent être de deux types : produits bruts ou produits cuisinés. Pour les premiers, l’éthique imposée par les marques avec lesquelles nous travaillons et par notre équipe au studio est de ne jamais modifier les produits. Le produit photographié est donc bien le produit que le client aura dans son caddie. Cependant, l’avantage que notre photographe possède est qu’il sait très bien gérer la lumière ainsi que son matériel pour photographier le produit sous son plus bel angle et obtenir le meilleur résultat possible. Cette éthique comprend aussi les retouches sur Photoshop. Nous ne modifions jamais le produit, tout au plus le photographe dépoussière et ajuste le contraste.

 

Pour les produits cuisinés, le procédé est très simple, tellement simple que vous ne me croirez peut-être pas. Nous faisons les courses au marché, notre cuisinier prépare les produits selon une recette créée par nos soins ou par la marque. Il fait simplement attention à ne pas sur-cuire les aliments comme le poissonou les féculents. La styliste culinaire dresse le plat pour le mettre en valeur (c’est un métier technique), elle connait des astuces de dressage, mais celles-ci ne modifient en rien le produit. Son aspect extérieur ou sa consommabilité sont toujours respectés. Pour finir, le photographe use, comme pour les produits bruts, de toute sa technique et son talent pour mettre en beauté ces recettes.

 

En aucune façon nous n’utilisons de laque, ou de produits chimiques. Éventuellement quelques cure-dents ou cales en carton viennent nous aider pour positionner une tarte sur une pelle à tarte ou bien pour maintenir le pain d’un burger bien droit. Ce sont les seuls artifices que nous utilisons et la beauté de la chose est que nous dégustons les plats pris en photo et nous revendons le surplus sur Too Good To Go.

 

Il fut sûrement un temps où des techniques non alimentaires étaient utilisées sur les produits et recettes. Faisant ce métier depuis 15 ans, je ne les ai jamais connus. La société actuelle nous pousse à moins de mensonges, plus de transparence dans les compositions des produits et cette tendance s’est aussi affirmée en photographie culinaire. En écho à la transparence des compositions en termes d’allergènes, de matières grasses, des additifs et des conservateurs, les marques ont opté, depuis des années pour cette même transparence dans leurs images publicitaires. Certaines, comme Monoprix, vont jusqu’à collaborer avec Open Food Facts, une base de données sur les produits alimentaires faite par tout le monde, pour tout le monde. Les marques poussent et obligent les communicants (photographes, vidéastes, graphistes, stylistes) à toujours montrer la réalité de leur produit même quand ils ne sont pas toujours à leur avantage.

 

Alors oui, il y a sûrement des exceptions à la règle. La véracité publicitaire n’est pas une valeur portée par toutes les marques. Nous avons tous en tête les shootings d’une certaine enseigne de burger usant de stratagèmes incroyables pour photographier un burger haut de 15 cm que vous n’aurez jamais en magasin. Ces marques minoritaires représentent l’exception qui confirme la règle.

 

Il est vrai que les consommateurs ont du mal à faire confiance aux marques agroalimentaires en termes de traçabilité, sécurité et transparence. Les scandales alimentaires de ces dernières décennies n’ont pas aidé. Cependant, nous pouvons vous affirmer que chez Pixel et Béchamel cette éthique de la véracité en photographie culinaire nous tient à cœur, que nous aimons notre métier et que si parfois les photos sont plus belles sur notre site que ce que vous avez chez vous c’est simplement que nous faisons très bien notre métier de metteur de scène, jamais de faussaires.